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22.07.2016KünstlerMichael Wollny

Michael Wollny thrills French audiences

Like hardly any other German artist in the history of jazz pianist Michael Wollny, who is regarded the most important German jazz musician of his generation, is continuing to thrill audiences and critics in France.
 
After celebrated concerts at the Paris “La defense jazz festival” and “Jazz Sous Les Pommiers” in Coutances this year, Wollny and his trio consisting of Christian Weber (bass) and Eric Schaefer (drums) earned standing ovations at the “Festival Radio France” at the Montpellier amphitheatre. Find below the concert review by Xavier Prévost of Jazz Magazine.
 
This fall, Michael Wollny, the “European Jazz Artist of the Year 2015” (Académie du Jazz) will team up with French accordion virtuoso Vincent Peirani for the duo album “Tandem” (release October 28th) and an extensive tour through France and Germany. Find all tour dates here…
 
MICHAEL WOLLNY TRIO

Michael Wollny (piano), Christian Weber (contrebasse), Eric Schaefer (batterie)
Domaine d’O, Amphithéâtre, 20 juillet 2016, 22h
 

 
Je n’avais pas écouté Michael Wollny sur scène depuis le trio [em] , qui associait le pianiste et le batteur à la contrebassiste Eva Kruse. Joie anticipée donc, de découvrir au concert ce nouveau trio, déjà entendu sur CD. Cela commence dans une douceur sombre et mélancolique. Le pianiste va chercher du côté d’Alban Berg une thématique qu’il métamorphose à sa guise. Il fera de même au cours du concert avec Guillaume de Machault et Paul Hindemith…. La musique est très contrastée, sur le plan des rythmes comme sur celui des dynamiques : on en vient vite à un tempo plus que vif, à une énergie et un goût des spirales entêtantes qui m’a fait penser à Khatchaturian. Les changements et les ruptures abondent, maîtrisés sur le fil, et toujours dans la pertinence de l’émotion et de la musicalité. Le tempo n’est pas seul à changer : des rythmes différents s’enchaînent, s’entrecroisent, et parfois se superposent dans un absolu contrôle, stimulé par le risque. Vient un solo de piano, pyrotechnique -mais pas par ostentation-, qui va se résoudre en douceur dans une sorte de danse baroque…. avant de repartir sur un tempo d’enfer. Ailleurs le pianiste va conclure par une suite de clusters joués avec les deux coudes, en parfaite synchronicité avec le batteur. On aura aussi, durant quelques instants, une pesanteur un peu pompier, à la manière du groupe Emerson, Lake and Palmer, ou pour hasarder une référence plus récente le trio E.S.T. ; mais il n’est pas exclu que ce soit là une forme d’humour distancié…. On repart aussitôt dans un thème recueilli, nuancé, qui par un crescendo implacable débouche sur un rythme appuyé, et un ostinato de piano envoûtant. Suivra un thème très segmenté, où les contrastes vont à nouveau s’épanouir. Le trio, vu par ces musiciens, est une sorte de sport de combat, mais pacifique et exalté. Le public les suit avec enthousiasme, et salue d’une très longue salve d’applaudissements, comme on le fait en fin de concert, chacune des pièces jouées. Double rappel (dont une mélodie douce issue de la bande originale du film Synechdoche, New York ), après une ovation verticale plus que méritée. Grand moment pour tous les présents, chroniqueur inclus.

Xavier Prévost, Jazz Magazine
 
www.jazzmagazine.com 

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